À propos du projet
Un observatoire indépendant de la traduction professionnelle et de son basculement vers des flux assistés par intelligence artificielle, avec une focale suisse.
Le constat de départ
Depuis 2023, la traduction est devenue un sujet de conversation générale. Tout le monde a essayé un moteur, tout le monde a une opinion, et le volume de contenu publié sur la question a explosé.
La qualité de ce contenu, elle, n’a pas suivi. On y trouve deux discours symétriques et également inutiles : celui qui annonce la disparition imminente du métier, et celui qui affirme que rien de sérieux n’a changé. Les deux évitent le travail réel, qui consiste à regarder ce que les systèmes font, dans quelles conditions, avec quelles conséquences.
Ce site fait ce travail.
Ce que nous publions
Des explications de mécanismes — comment un système traduit réellement, pourquoi il échoue là où il échoue, ce qui distingue un moteur spécialisé d’un modèle généraliste.
Des descriptions de flux de production — post-édition, estimation de qualité, routage, boucles de retour, et les critères qui font pencher une décision.
Des références normatives et réglementaires — ce que garantit chaque norme ISO, ce qu’elle ne garantit pas, ce que le cadre suisse et européen impose réellement.
Une veille documentée — deux publications par semaine, chacune adossée à sa source primaire.
Un glossaire multilingue — les termes du métier définis clairement, avec leurs équivalents allemand, anglais et italien.
Ce que nous ne publions pas
Aucune offre de service, aucun tarif, aucun devis, aucun classement d’agences, aucun annuaire, aucun lien d’affiliation. La charte éditoriale détaille ces engagements et la manière dont ils sont appliqués — y compris par des contrôles automatiques qui bloquent le déploiement en cas de manquement.
À qui cela s’adresse
Aux personnes qui commandent des traductions et veulent comprendre ce qu’elles achètent. Aux traducteurs et chefs de projet qui voient leur métier se transformer et cherchent des repères qui ne soient pas des argumentaires. Aux responsables de conformité qui doivent statuer sur l’usage d’un moteur. Et aux curieux, parce que la traduction automatique est un objet technique fascinant qu’on explique rarement correctement.
Le contenu est écrit en français, avec le lecteur suisse en tête. Une partie substantielle du site — assermentation, plurilinguisme, protection des données, marchés publics — n’a de sens que dans ce contexte.
Comment le site est fabriqué
Le site est statique, sans base de données, sans cookie de suivi et sans publicité. La mesure d’audience est anonyme et sans identifiant persistant, ce qui explique l’absence de bandeau de consentement.
Chaque publication déclenche deux contrôles automatiques : un vérificateur de liens internes, et un contrôle de charte qui refuse tout article sans source, toute page dont la révision annoncée est dépassée, et tout vocabulaire commercial hors des pages légales.
Ce n’est pas de la coquetterie technique. Sur un corpus destiné à dépasser deux cents pages, c’est la seule manière de tenir une ligne éditoriale plus de six mois.
Nous écrire
Une erreur, une source obsolète, un lien rompu, un sujet manquant, un désaccord argumenté : la page de contact est faite pour cela. Les corrections de fond sont datées et visibles sur la page concernée.
Dernière mise à jour :